Irruption

28 mars 2013

IRRUPTION

Publié par irruption dans

IRRUPTION irruption2

Irruption

 

Réaliser une empreinte de la population française d’aujourd’hui, à travers la représentation plastique d’un évènement qui a eu lieu il y a plus de 2000 ans, en conjuguant mémoire,  différence, et art plastique.

 

Déclaration universelle des droits de l’homme

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits. Ils sont doués de raison et de conscience !

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience,  de religion d’opinion  et d’expression !

 

Introduction

La construction de chacune de nos identités, homme ou femme, est chargée d’un patrimoine multiple, édifié par  des harmonies qui nous orientent dans nos réflexions, nos interprétations, et suivant ces charges plurielles, nous percevons ce qui nous entoure à des degrés divers.

Les valeurs universelles qui étayent notre société sont donc perçues différemment suivant le capital philosophique, intellectuel, intime ou spirituel  auquel nous sommes reliés, sans que quiconque puisse considérer ce fait comme une opposition à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Le projet

Appartenant à une population nomade, j’ai voulu utiliser ces vecteurs de perceptions/communications que sont les différences, et dans mon cas, les présences éphémères, pour soumettre, dans un concept d’errance, l’une de mes œuvres d’art, (interprétation d’un élément du patrimoine universel. (La Descente de Croix. (Voir photo), à la réflexion et l’analyse individuelle d’une large composante de la société française, dans des lieux considérés ’’non adapté’’.

L’Irruption est, dans ce projet, une transposition de l’identité nomade.

 

Les divers commentaires, critiques ou introspection des personnes/spectateurs, (sur l’œuvre, sur la culture subconsciente véhiculée, sur le concept de son irruption sur les sites, sur l’art,), permettrons la réalisation d’une empreinte sociétale, in-situ, à travers une camera, sur cette Irruption et sa transposition philosophique, perçue comme un patrimoine partagé ou non.

 

L’idée n’étant pas de filmer des gens en situation parlant de leur univers, mais de les entendre s’exprimer, suivant leurs convictions, sur un patrimoine universel, (la Descente de Croix), appartenant  une identité culturelle commune.

L’image, aujourd’hui, semble être le vecteur de communication le plus accessible à l’ensemble des groupes humains !

 

Le droit à la liberté de pensée, de conscience,  de religion d’opinion  et d’expression, n’étant soumis qu’à la propre capacité de réflexion de chacun,   l’expression de chacun, participe donc à l’évolution de tous et de chacun !

 

Ce percept, conjugué à la présence d’une camera,  incitera le spectateur à offrir son regard et son analyse de l’œuvre, en laissant une empreinte de sa propre réflexion, et, de façon transversale, nous renseignera sur  la capacité d’une  œuvre d’art, à  refléter, ou non,  l’identité non visible de son créateur, et de son aptitude à orienter ou désorienter  le visiteur.

 

Irruption s’articule autours de différents pivots :

La Mémoire :

L’identité constructive de chacun participe à la diversité.

La captation est également, dans Irruption, un support de la mémoire.

 

La Différence :

Diversité des identités pour étayer la conscience d’une humanité plurielle.

 

Les Arts.  Plastiques & Visuels :

Le dessin, (l’art), est le seul langage compris par tous les peuples, et atteste de la conscience universelle de l’humanité !

Tous les groupes humains sont donc soumis, consciemment ou inconsciemment, suivant leurs barrières culturelles, à une recherche créatrice pour affirmer l’existence de l’individu, puis de son groupe.

Suivant l’évolution sociétale, le langage utilisé, génère ou rejette, la communication.

 

 

L’œuvre présentée.

La Descente de Croix, sculpture de fer, d’étain et de toile, sera implantée de façon éphémère, (de quelques heures à quelques jours),  dans une large diversité de lieux, publiques et privés, représentants l’ensemble de la population française. (Sur le territoire de Poitou-Charentes). L’ensemble, (œuvre, gens), sera filmer in-situ, sous différents plans et valeurs de plan pour un montage futur, étayé par les analyses et les commentaires des personnes/spectateurs qui croiserons l’œuvre.

Amateur éclairé ou personne éloignés de l’art.

Les prises les plus représentatives, étayeront le montage.

Une voix off, dialogue ou analyse de l’artiste, pourra étayer le montage.

L’œuvre finale sera de 26 minutes.

 

 

Conclusion :

L’impact du projet Irruption

Démontrer que l’art, mécanisme de la pensée humaine, engendre une réflexion sur la conscience de chacun !

Affirmer que la liberté d’opinion et d’expression, est capable d’étayer une conscience universelle !

Garantir que la différence participe également à ce mécanisme par l’expression que permettent ses diverses formalisations.

Authentifier l’art contemporain comme une communication qui impose, au delà de la simple contemplation, admiration, ou rejet,  une réflexion axée sur un langage formel particulier et inconscient, mais accessible à tous ou chacun, activant un mécanisme d’élargissement de la pensée humaine !

 

Ouvrir le questionnement

L’art, est-il porteur d’une identité  ou d’une expression universelle ?

Quel est l’impact d’une œuvre d’art  sur la différence ?

L’image, plus accessible par son regard indirect, voir décalé, peut-il aider à mieux percevoir l’art, les groupes humains, les différences, etc ?

 

Quel public ?

Tout public, tout âge.

 

Note

En qualité d’artiste nomade issu d’une culture orale, le travail sur  la mémoire qui semble s’inscrire dans une dimension paradoxale de ma démarche artistique éphémère, est en fait une simple  continuité.

En imprégnant la pellicule du regard des autres, je  soumets mon travail aux regards extérieurs, comme elles peuvent l’être aux intempéries, et j’accorde à chacun le droit  d’influer, voir d’inverser la philosophie de ma propre création !

 

De plus, la présence physique de l’œuvre en qualité de réalisation plastique, (quelle que soit l’interprétation que chacun en  fait),  puis son absence, puis sa résurgence au moyen des arts visuels, et son caractère rémanent, étayée par les réflexions et les analyses  audibles des visiteurs, peut inciter, par l’image, à une réflexion nouvelle, différente de la perception des identités nomades.

 

La reconnaissance du concept incitera peut-être à une introspection, et pourquoi pas, de manière inconsciente, encouragera une réflexion sur la qualité de sa propre capacité à interpréter l’œuvre d’un artiste, et de l’associer aux regards des autres, non pas comme une confrontation, mais comme un  vecteur d’identité partagée incitant à plus de tolérance !

Marcel Hognon

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